Cet article traite du régime fiscal des indemnités versées dans le cadre de la constitution ou de la radiation de servitudes grevant des immeubles. Une question centrale est de savoir si la constitution ou la renonciation à des servitudes équivaut à une cession de propriété et est donc soumise à l'impôt sur les gains immobiliers.
L'article analyse les critères juridiques – tels que l'intensité et la durée de la servitude ainsi que le versement d'une indemnité – qui doivent être remplis pour qu'une servitude soit traitée fiscalement comme une cession partielle. Des exemples concrets tirés de la jurisprudence, notamment des interdictions de construire et des restrictions de hauteur de construction, illustrent ces exigences.
La conclusion de l'article souligne que la jurisprudence récente met davantage l'accent sur le montant des indemnités versées. Des montants d'indemnisation élevés par rapport à la valeur vénale d'un bien immobilier pourraient servir d'indice indiquant qu'une servitude équivaut effectivement à une cession.